- 100 € : une seconde aide est annoncée pour la période d’octobre à décembre 2026
- Mi-octobre 2026 : versement automatique si vous avez effectivement reçu la première aide
- 12 octobre 2026 : ouverture annoncée du simulateur actualisé
- 22 octobre 2026 : début des demandes pour les nouveaux bénéficiaires
- 15 km par trajet ou 8 000 km/an : les seuils de déplacement professionnel à vérifier
Un nouveau versement de 100 € est annoncé pour les travailleurs qui utilisent beaucoup leur véhicule. Mais tout le monde ne sera pas payé de la même manière. Certains n’auront rien à faire, tandis que les nouveaux candidats devront patienter jusqu’à la mise en ligne du simulateur puis du formulaire.
Cette aide couvre la période du 1er octobre au 31 décembre 2026. Le gouvernement la présente comme l’équivalent moyen d’une réduction de 0,40 €/L pendant trois mois. Attention au raccourci : aucune remise de ce montant ne sera appliquée à la pompe. Vous recevrez, si vous êtes éligible, une somme forfaitaire de 100 €.
Qui recevra l’aide automatiquement
Vous avez effectivement perçu l’aide carburant couvrant la période d’avril à septembre ? La DGFiP annonce un nouveau paiement automatique à la mi-octobre. Vous ne devez pas remplir une seconde demande. L’argent sera versé sur le compte bancaire déjà enregistré auprès des Finances publiques.
Le mot décisif est « perçu ». Avoir commencé une demande, reçu un accusé de dépôt ou essuyé un refus ne suffit pas. L’automaticité concerne les bénéficiaires auxquels la première indemnité a réellement été versée.
Avant la mi-octobre, connectez-vous directement à votre espace personnel sur le site des impôts et vérifiez vos coordonnées bancaires. Ne transmettez jamais votre RIB en réponse à un SMS ou à un courriel, même si le message reprend votre nom ou votre numéro fiscal.
Vous n’avez pas touché la première aide ? Deux dates sont à retenir. Le simulateur actualisé doit être accessible le 12 octobre 2026. Le formulaire destiné aux nouveaux bénéficiaires doit ouvrir le 22 octobre 2026. Cette dernière date est une ouverture, pas une date limite : la clôture de la campagne n’était pas encore précisée au 5 octobre 2026.
Les conditions à remplir pour toucher les 100 euros
Le dispositif ne récompense pas simplement le fait de posséder une voiture ou de payer son carburant cher. Il vise les personnes qui travaillent et dépendent fortement d’un véhicule pour leur activité.
Selon le cadre actuellement publié, vous devez notamment avoir été fiscalement domicilié en France en 2024, avoir au moins 16 ans au 31 décembre 2024 et avoir déclaré un revenu professionnel cette année-là. Les salaires, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux et bénéfices agricoles sont pris en compte. Les allocations chômage et les préretraites ne constituent pas, à elles seules, un revenu d’activité éligible.
Vous devez aussi dépasser l’un des seuils de déplacement suivants :
- habiter à plus de 15 km par trajet de votre lieu de travail, soit généralement plus de 30 km aller-retour ;
- parcourir plus de 8 000 km/an avec votre véhicule pour votre activité, trajets domicile-travail compris.
Le cas d’un domicile situé exactement à 15 km mérite de la prudence. Le décret initial parle de « plus de 15 kilomètres », tandis que certaines pages administratives utilisent la formule « au moins 15 kilomètres ». Si vous êtes juste sur la limite, fiez-vous au simulateur du 12 octobre 2026 et au texte réglementaire actualisé.
Les voitures, motos, scooters et certains véhicules sans permis peuvent être admis s’ils sont thermiques ou hybrides non rechargeables, assurés et utilisés professionnellement. Vous n’avez pas forcément besoin d’en être propriétaire : une voiture louée ou empruntée peut être acceptée. En revanche, les véhicules électriques, à hydrogène, hybrides rechargeables, les poids lourds et les véhicules de fonction ou de service sont exclus.
Un couple pourrait donc recevoir deux aides si les deux personnes travaillent, remplissent séparément les critères et utilisent deux véhicules distincts. Une même immatriculation ne peut pas servir à multiplier les demandes. Les contribuables soumis à l’IFI en 2024 restent également exclus dans le cadre réglementaire disponible.
Pourquoi le plafond de revenus reste le point sensible
Le gouvernement veut élargir le dispositif de 3 millions de personnes à 5,5 millions de bénéficiaires potentiels. Des repères d’environ 2 035 à 2 050 €/mois pour une personne seule ont été communiqués, avec des montants plus élevés selon la composition du foyer.
Voilà le piège : ces salaires mensuels sont seulement des exemples. Ils ne permettent pas de conclure automatiquement que vous êtes éligible. L’administration examine le revenu fiscal de référence, le nombre de parts, la situation du foyer, l’activité professionnelle, le kilométrage et le véhicule déclaré.
Au 5 octobre 2026, le décret consolidé accessible conservait encore l’ancien plafond de 16 880 € de RFR par part. Le relèvement a bien été annoncé, mais sa valeur juridique précise n’apparaissait pas encore clairement dans un texte modificatif publié. Service-Public signalait lui-même qu’un texte devait confirmer les modalités du renouvellement.
Autrement dit, ne vous excluez pas sur la base de l’ancien plafond, mais ne considérez pas non plus qu’un salaire inférieur à 2 050 €/mois garantit le paiement. Le résultat du simulateur actualisé sera beaucoup plus fiable que les raccourcis circulant sur les réseaux sociaux.
Comment demander l’aide sans tomber dans le piège ?
Pour une première demande, la démarche doit passer par l’espace personnel des Finances publiques. Préparez votre numéro fiscal, l’immatriculation du véhicule et les références de la carte grise. Aucun justificatif ne devrait normalement être joint au formulaire, mais vous devrez attester sur l’honneur de l’usage professionnel et du kilométrage déclaré.
Conservez vos justificatifs pendant 5 ans : carte grise, contrat de location, attestation d’assurance, preuve de distance et documents professionnels. L’administration peut effectuer un contrôle, réclamer le remboursement d’une aide indue et appliquer une majoration en cas de déclaration inexacte.
Méfiez-vous aussi des faux messages promettant 108,72 € ou demandant des « frais de déblocage ». La véritable aide est fixée à 100 €. La DGFiP ne réclame ni numéro de carte bancaire ni paiement préalable pour effectuer le virement.
Enfin, ces 100 € ne doivent pas faire oublier les écarts entre stations. Au 5 octobre 2026 à 19 h, nos statistiques couvraient 9 166 stations et montraient des différences pouvant dépasser 0,50 €/L, soit plus de 25 € sur un plein de 50 L. L’aide soulage ponctuellement ; choisir la bonne station réduit la facture toute l’année.
Vérifiez d’abord votre situation avec le simulateur officiel, puis complétez l’économie en consultant les prix des carburants autour de vous avant votre prochain plein.