L’E10 et le SP98 reprennent chacun six dixièmes de centime par litre sur les deux relevés nationaux comparés ce lundi. Cette remontée reste modeste pour un achat isolé, mais elle s’accompagne d’un autre sujet à vérifier : la disponibilité du produit recherché. Les données du 26 octobre 2026 à 06 h 01 servent à situer les prix, tandis que le suivi public de 7 heures renseigne l’approvisionnement. Pour choisir une station, ces deux informations se complètent ; aucune ne suffit seule à garantir le plein.

En bref
  • Essences : E10 à 2,146 €/L et SP98 à 2,263 €/L, chacun +0,006 €/L sur 24 h.
  • Gazole : 2,378 €/L, contre 2,375 €/L dans le relevé précédent comparé.
  • Disponibilité : 85 % des stations sans difficulté dans le suivi officiel de 7 h.
  • Comparaison : les palmarès locaux ci-dessous concernent le gazole, avec des périmètres précisés.

La hausse du litre reste petite face aux écarts locaux

Les six carburants n’évoluent pas dans le même sens : le gazole, l’E10 et le SP98 progressent dans la comparaison sur 24 heures, alors que SP95, E85 et GPL conservent la même moyenne arrondie. Le tableau reprend les valeurs des relevés successifs, sans déduire une variation des seuls indicateurs marqués stable.

CarburantMoyenne à 06 h 01Différence sur 24 h
Gazole2,378 €/L+0,003 €/L
SP952,204 €/L0,000 €/L
SP95-E102,146 €/L+0,006 €/L
SP982,263 €/L+0,006 €/L
E850,910 €/L0,000 €/L
GPL1,069 €/L0,000 €/L

Pour un volume illustratif de 45 L, le mouvement de l’E10 ou du SP98 représente 0,27 €. Un écart local de dix centimes représenterait au contraire 4,50 euros sur ce volume. Cette différence d’échelle invite à chercher une station adaptée au trajet plutôt qu’à tenter de prévoir le prochain millième d’euro national.

Les statistiques annoncent 9 018 stations analysées, dont 8 680 renseignent le gazole. La présentation générale indique un périmètre de plus de 9 600 stations ; ces effectifs ne sont pas interchangeables. Les moyennes agrègent des déclarations disponibles à des âges différents. Elles constituent un repère national daté, pas un prix pratiqué simultanément par toutes les pompes françaises.

Les communes moins chères ne sont pas forcément en baisse

Pour le gazole, le classement des communes comptant au moins cinq stations conserve Porto-Vecchio à 2,257 €/L sur sept stations, Ponte-Leccia à 2,265 €/L sur cinq et Ajaccio à 2,267 €/L sur quinze. Strasbourg figure à 2,564 €/L sur huit stations, devant Mulhouse à 2,550 €/L sur six et Grenoble à 2,491 €/L sur cinq.

Entre Porto-Vecchio et Strasbourg, la différence de moyenne atteint 0,307 €/L. Elle décrit deux ensembles locaux éloignés. Elle n’établit ni une baisse du premier ni une hausse du second aujourd’hui. Pour attribuer une évolution locale, il faudrait contrôler les mêmes stations, les mêmes produits et les dates de comparaison.

Les départements donnent un autre éclairage : Haute-Corse 2,270 €/L et Corse-du-Sud 2,272 €/L, contre Bas-Rhin 2,484 €/L et Haut-Rhin 2,464 €/L. Il manque un classement complet des prix régionaux dans les éléments utilisés ; ces départements ne sont donc pas rebaptisés régions. La disponibilité régionale, elle, est un indicateur distinct et ne mesure pas un niveau de prix.

Les enseignes et adresses à examiner dans votre secteur

La moyenne gazole de TotalEnergies est affichée à 2,254 €/L pour 1 582 stations, celle de Vito à 2,270 €/L pour 38 et celle d’Elan à 2,296 €/L pour 71. Une implantation et une taille de réseau différentes limitent la portée d’un simple podium. Il faut ensuite regarder les adresses réellement présentes autour de vous.

Dans la sélection hors autoroute annoncée avec des déclarations sur 24 heures, le Groupement des Mousquetaires de Vallauris, 117 vieille route de Cannes, figure à 2,192 €/L, avec un âge affiché de deux heures. E.Leclerc à Eysines, 388 route du Médoc, et Esso à Marseille, 34 boulevard Jean-Moulin, affichent chacun 2,250 €/L avec huit heures d’âge.

Ces lignes fournissent des pistes, pas une recommandation de traverser un département. Vérifiez le carburant exact et l’adresse avant d’estimer un gain. La fiche doit également permettre de contrôler l’accès et l’ouverture. Un minimum national comprenant des déclarations plus anciennes ne doit pas remplacer cette vérification locale sur les résultats récents.

Le suivi de 7 heures impose un contrôle du produit

Le tableau gouvernemental de disponibilité indique 85 % de stations sans difficulté le 26 octobre à 7 heures. La part en difficulté est affichée à 15 %, comme au relevé du 25 octobre à 17 heures, contre 11 % le 24 octobre à 17 heures dans la même série publiée.

Ce suivi porte sur les familles essence et gazole ; E85 et GPL ne sont pas inclus dans ce calcul. Une station conservant une catégorie d’essence n’est pas classée en difficulté essence. Pour un véhicule demandant précisément une référence, cette définition impose donc un contrôle plus fin que le seul statut général.

Les taux régionaux de difficulté atteignent notamment 22 % en Île-de-France et 21 % dans le Grand Est, contre 0 % en Corse. Il ne s’agit pas de prix régionaux ni de probabilités garanties pour votre prochaine station. Gardez une adresse de repli compatible avec votre trajet et évitez de décider sur un tarif dont le produit n’est plus confirmé.

Pour commencer la semaine, sélectionnez un produit compatible puis deux stations proches dont le tarif et le service peuvent être vérifiés. Replacez cette recherche dans le contexte des statistiques nationales des carburants.