Notre relevé de 6 h 01 ce mardi 3 novembre confirme un mouvement devenu très visible sur le gazole : la moyenne nationale ressort à 2,278 €/L, contre 2,352 €/L sur le snapshot comparable de la veille. La baisse mesurée sur vingt-quatre heures atteint donc 7,4 centimes par litre. Les essences reculent aussi, mais plus modérément : l’E10 s’établit à 2,105 €/L et le SP98 à 2,224 €/L. Au-delà de la moyenne, nos données montrent surtout des écarts importants entre territoires, enseignes et stations, alors que Bercy doit réunir les distributeurs dans la matinée pour faire un premier point national sur la répercussion de la libération des stocks stratégiques.

En bref
  • Relevé du 3 novembre à 6 h 01 : 9 138 stations analysées, dont 8 735 avec un prix gazole exploitable.
  • Gazole moyen : 2,278 €/L ; évolution sur 24 h : −0,074 €/L.
  • E10 : 2,105 €/L ; SP98 : 2,224 €/L ; E85 : 0,907 €/L ; GPL : 1,071 €/L.
  • E.Leclerc affiche 2,189 €/L de gazole en moyenne sur 737 stations dans notre classement par enseigne.
  • 975 stations sont signalées en rupture de gazole et 1 616 en rupture de SP98 au moment du relevé.

Le gazole décroche nettement sur vingt-quatre heures

La comparaison de nos snapshots disponibles fait passer le gazole de 2,352 à 2,278 €/L, soit une baisse de 0,074 €/L. Sur un plein théorique de 50 litres, l’écart entre ces deux moyennes représente 3,70 €. Ce calcul sert à mesurer l’ordre de grandeur du mouvement national ; il ne signifie pas qu’une station donnée a baissé exactement de 7,4 centimes pendant la nuit. Chaque point de vente met à jour ses tarifs à son propre rythme et le panel exploitable varie selon le carburant.

Les essences suivent une trajectoire plus douce : le SP95 passe de 2,184 à 2,173 €/L, le SP98 de 2,241 à 2,224 €/L et l’E10 de 2,122 à 2,105 €/L sur les snapshots comparables. L’E85 reste à 0,907 €/L, tandis que le GPL monte légèrement à 1,071 €/L. La médiane du gazole est à 2,250 €/L : la moitié des observations exploitables se situe donc de part et d’autre de ce niveau, ce qui aide à ne pas surinterpréter un prix extrême.

CarburantMoyenne à 6 h 01Évolution 24 h
Gazole2,278 €/L−0,074 €/L
SP952,173 €/L−0,011 €/L
SP95-E102,105 €/L−0,017 €/L
SP982,224 €/L−0,017 €/L
E850,907 €/Lstable
GPL1,071 €/L+0,002 €/L

Villes et départements : les écarts restent très larges

Dans notre classement gazole des villes disposant d’au moins cinq stations dans le panel, Saint-Malo ressort à 1,982 €/L de moyenne, devant Montauban à 2,156 €/L et Langon à 2,177 €/L. À l’autre extrémité, Mulhouse atteint 2,392 €/L, Colmar 2,376 €/L, Strasbourg 2,374 €/L et Paris 2,370 €/L. Ces valeurs sont des moyennes locales : elles ne remplacent jamais la lecture des prix station par station.

À l’échelle départementale, le Finistère affiche 2,223 €/L sur 136 stations, la Charente-Maritime 2,229 €/L et l’Ille-et-Vilaine 2,238 €/L. Paris est à 2,367 €/L, le Bas-Rhin à 2,360 €/L et la Lozère à 2,357 €/L. L’écart entre deux territoires peut donc dépasser dix centimes, mais un conducteur ne réalise une économie que s’il compare des stations compatibles avec son trajet. Un classement national ne justifie pas un long détour.

  • Comparer d’abord des stations situées sur le trajet réel.
  • Vérifier l’heure de la dernière déclaration et l’état de disponibilité.
  • Ne pas confondre moyenne d’une ville et meilleur prix d’une station précise.

Enseignes et ruptures : deux lectures à croiser

Le classement par enseigne place E.Leclerc à 2,189 €/L de gazole en moyenne sur 737 stations. Le Groupement des Mousquetaires suit à 2,201 €/L sur 37 stations, puis Cora à 2,205 €/L sur 19 stations. Les tailles de panel sont très différentes : comparer uniquement les moyennes sans regarder le nombre de points de vente peut donner une impression trompeuse de représentativité. Une moyenne d’enseigne n’est pas un tarif national garanti.

La disponibilité reste le second filtre. Notre relevé signale 975 ruptures de gazole, soit 10,7 % du parc suivi pour ce produit. Le SP98 compte 1 616 ruptures, l’E10 1 042, le SP95 866, l’E85 683 et le GPL 551. Une station peut manquer d’un produit et continuer à vendre les autres. Avant de se déplacer, il faut donc relire à la fois le prix, le carburant exact et la fraîcheur de la déclaration.

Le contexte national reste évolutif. Bercy a annoncé une réunion avec les distributeurs ce mardi 3 novembre à 9 h 30 pour dresser un premier bilan de la baisse liée aux stocks stratégiques. Notre relevé de 6 h 01 est antérieur à cette réunion : il décrit ce que montrent nos données du matin, sans anticiper les conclusions gouvernementales.

Cinq comparatifs locaux pour choisir sa station aujourd’hui

Une baisse nationale ne répond pas à la question la plus concrète : où s’arrêter aujourd’hui ? Nous avons donc préparé cinq dossiers locaux, avec des prix récents, des adresses et des arbitrages de trajet. Toulouse, Nantes, Rennes, Toulon et Saint-Étienne présentent des configurations différentes : périphérie commerciale, axes urbains, rocade, communes voisines ou stations intra-muros. Le prix le plus bas n’est pas automatiquement le meilleur choix si sa déclaration est ancienne ou si le détour absorbe le gain.

Pour une recherche en direct, utilisez notre comparateur. Pour suivre les moyennes, les enseignes et les ruptures, rechargez nos statistiques nationales juste avant de partir. Les cartes ci-dessous renvoient aux cinq analyses publiées aujourd’hui.

Où faire le plein moins cher ce mardi 3 novembre ?

Les prix du carburant bougent encore rapidement avec la diffusion de la baisse du gazole. Voici nos cinq comparatifs locaux du mardi 3 novembre 2026 pour repérer des stations réellement pertinentes selon le secteur et la fraîcheur des déclarations.

En conclusion. Le mardi 3 novembre démarre avec une baisse nette du gazole sur nos snapshots comparables, à 2,278 €/L en moyenne nationale. Les essences reculent plus doucement, tandis que les ruptures restent nombreuses sur certains produits. Le bon réflexe consiste à croiser trois informations : le prix, son heure de mise à jour et la disponibilité réelle. Les cinq dossiers villes du jour permettent ensuite de transformer la tendance nationale en choix de station concret.