Le gazole atteint 2,389 €/L dans notre dernier relevé national consultable, tandis que l'E10 descend à 2,122 €/L. Ce vendredi 30 octobre, la comparaison disponible montre donc deux mouvements opposés : le diesel progresse légèrement et les principales essences reculent. Notre tableau statistique porte encore l'horodatage du jeudi 29 octobre à 19 h, sur 9 283 stations analysées. Nous conservons cette date de mesure sans lui attribuer artificiellement celle du vendredi.

En bref
  • Dernier relevé vérifié : jeudi 29 octobre à 19 h, 9 283 stations analysées.
  • Gazole : 2,389 €/L (+0,002 €/L) ; E10 : 2,122 €/L (−0,004 €/L).
  • Ponte Leccia et Porto-Vecchio figurent en tête des moyennes gazole des villes avec au moins cinq stations.
  • 675 stations déclarent une rupture de gazole dans cet instantané.

Le gazole avance pendant que les essences se replient

Nos relevés comparables donnent un gazole passé de 2,387 à 2,389 €/L, soit deux dixièmes de centime de plus par litre. L'E10 recule de 2,126 à 2,122 €/L ; le SP95 de 2,192 à 2,189 €/L ; le SP98 de 2,242 à 2,239 €/L. Ces écarts décrivent l'évolution des moyennes entre deux instantanés, pas une variation uniforme dans chaque station. Les prix peuvent évoluer différemment dans une même rue.

L'E85 reste à 0,909 €/L et le GPL à 1,070 €/L dans cette comparaison. Un plein théorique de 50 litres revient à 119,45 € au prix moyen du gazole, contre 106,10 € à celui de l'E10. Ce calcul est utile pour mesurer l'ordre de grandeur d'une dépense ; il ne compare pas le coût au kilomètre de deux motorisations, qui dépend aussi de la consommation réelle et de la compatibilité du véhicule.

Le relevé analyse 9 283 stations tous produits confondus, mais seules 8 972 entrent dans le calcul affiché du gazole. Sa médiane est de 2,399 €/L, légèrement au-dessus de la moyenne de 2,389 €/L. Ce décalage rappelle qu'un prix moyen n'est pas le tarif que l'on trouvera nécessairement sur son itinéraire. Les autres carburants disposent de panels distincts. Voir notre tableau statistique actualisé.

CarburantMoyenne au 29/10 à 19 hÉvolution 24 h
Gazole2,389 €/L+0,002 €/L
SP952,189 €/L−0,003 €/L
E102,122 €/L−0,004 €/L
SP982,239 €/L−0,003 €/L
E850,909 €/Lstable
GPL1,070 €/Lstable

Les villes et départements racontent deux marchés différents

Pour le gazole, le classement municipal du dernier relevé place Ponte Leccia à 2,254 €/L sur cinq stations et Porto-Vecchio à 2,257 €/L sur sept. Ajaccio suit à 2,273 €/L sur quinze stations. À l'autre bout, Strasbourg ressort à 2,587 €/L sur huit stations, puis Mulhouse à 2,552 €/L sur six. La différence est forte, mais les tailles d'échantillon et les implantations ne sont pas comparables à celles d'une grande agglomération entière.

L'échelle départementale atténue certains contrastes. Haute-Corse et Corse-du-Sud sont toutes deux à 2,274 €/L dans notre classement, tandis que le Finistère atteint 2,358 €/L. Le Bas-Rhin ressort à 2,500 €/L et le Haut-Rhin à 2,477 €/L. Le prix départemental agrège des situations urbaines, périurbaines et rurales : il ne permet pas de désigner la station à privilégier dans une commune précise.

Un conducteur qui habite près d'une limite administrative doit comparer les points de vente réellement accessibles, non choisir un département sur la foi de sa moyenne. Un tarif avantageux situé à l'opposé d'une agglomération peut coûter davantage une fois le détour, les embouteillages et le temps pris en compte. Pour une décision concrète, notre recherche de stations reste le meilleur complément à ces classements.

Les enseignes ne se comparent pas sur la seule moyenne

Notre classement gazole par enseigne place TotalEnergies à 2,253 €/L sur 1 847 stations, Vito à 2,279 €/L sur 38 et Elan à 2,293 €/L sur 71. Le premier constat est l'écart de taille des panels. Il serait abusif de conclure qu'une enseigne entière est toujours moins chère qu'une autre pour tous les carburants et dans tous les départements. Il faut conserver le produit, le périmètre et l'heure du relevé.

Sur les autoroutes, le palmarès affiche plusieurs stations à 2,250 €/L, mais les tarifs les plus élevés de certaines aires dépassent nettement cette valeur. Le sens de circulation compte : une aire accessible dans un sens n'est pas nécessairement accessible dans l'autre sans sortie supplémentaire. L'âge de déclaration mérite aussi une lecture attentive ; une ligne vieille de plusieurs semaines ne peut pas devenir une recommandation de plein pour ce vendredi.

Le prix national minimum affiché pour le gazole, 1,780 €/L, est particulièrement éloigné de la médiane. Un tel extrême doit être contrôlé avant d'être présenté comme une bonne affaire reproductible. La meilleure décision ne vient pas d'un minimum isolé, mais de plusieurs stations dont le tarif, la date de déclaration et l'accès peuvent être comparés sur un trajet réaliste.

Ruptures et fraîcheur : les derniers filtres avant le départ

Le dernier instantané comptabilise 675 stations en rupture de gazole, 726 en rupture d'E10 et 1 322 en rupture de SP98. Les décomptes ne prouvent pas qu'une station soit entièrement fermée : la rupture peut concerner un seul produit. Ils ne sont pas non plus une photographie physique des cuves au moment de votre déplacement. Une livraison ou une nouvelle déclaration peut modifier la situation après la collecte.

Le site affiche aussi des ruptures agrégées par enseigne, mais leur lecture réclame de la prudence. Les nombres peuvent refléter le nombre de points de vente et la couverture du réseau autant que les difficultés d'approvisionnement. Pour préparer un plein, il faut regarder la station et le carburant, pas tirer une conclusion générale à partir d'une enseigne citée en haut d'un tableau.

Ce vendredi, la règle éditoriale est simple : nous publions la date du relevé réellement visible. Si un nouveau calcul du 30 octobre apparaît, ses chiffres remplaceront ceux du 29 dans un bilan distinct et vérifié. Avant de partir, contrôlez le carburant, la disponibilité, la date de déclaration et l'adresse exacte dans le comparateur.

En conclusion. Le dernier relevé consultable montre une légère hausse du gazole et une baisse des principales essences, avec des écarts locaux toujours importants. Le bon réflexe reste de lire les moyennes comme une tendance, puis de vérifier les stations de son propre parcours. Dès que notre relevé du 30 octobre sera disponible et contrôlé, il constituera la nouvelle base de comparaison.