- Gazole à 2,190 €/L, SP95-E10 à 2,041 €/L, SP98 à 2,130 €/L au 9 mai
- Brent autour de 101 $/baril, en hausse de près de 60 % sur un an
- Indemnité « grands rouleurs » : 50 € à demander dès le 27 mai sur impots.gouv.fr
- TotalEnergies : prix unique à 1,99 €/L (essence) et 2,09 €/L (diesel) pour les ponts de mai
- Arnaques en pleine explosion : faux SMS et bons fictifs à 250 € circulent partout
Les prix à la pompe ce week-end : où on en est vraiment
Le gazole s'établit à 2,190 €/L en moyenne nationale ce samedi 9 mai, le SP95-E10 à 2,041 €/L et le SP98 à 2,130 €/L. Le GPL reste accroché à 1,077 €/L et le superéthanol-E85 ne bouge pas : 0,851 €/L. Tendance des derniers jours : le gazole s'effrite de quelques centimes pendant que les essences continuent de gratter à la hausse.
Pour bien mesurer le choc : par rapport à fin février 2026, c'est près de +50 centimes sur le gazole et +25 centimes sur le SP95-E10. Sur un plein de 60 litres, la note a grimpé de 15 à 30 € en moins de trois mois. Et les écarts entre stations restent énormes : selon votre zone, jusqu'à 10 à 15 centimes séparent la station la moins chère de la plus chère. Faites le calcul avec notre comparateur avant chaque plein, vous économisez facilement 9 € par passage.
L'opération TotalEnergies pour les ponts de mai
Le groupe a annoncé le 30 avril qu'il maintenait son plafonnement dans ses 3 300 stations hexagonales tant que la crise au Moyen-Orient durerait. Concrètement, en mai : essence plafonnée à 1,99 €/L et diesel à 2,25 €/L sur tout le réseau.
Mieux : pour les ponts du 1er mai, du 8 mai et de l'Ascension (14 mai), un prix unique national s'applique partout :
| Carburant | Prix Total ponts de mai | Moyenne nationale 9 mai | Économie/litre |
|---|---|---|---|
| Essence (SP95-E10) | 1,99 €/L | 2,041 €/L | −5 cts |
| Diesel | 2,09 €/L | 2,190 €/L | −10 cts |
Sur un plein de 60 litres de gazole, c'est 6 € d'économisés par rapport à la moyenne. À noter : les abonnés « avantage carburant » de TotalEnergies Électricité & Gaz bénéficient eux d'un plafond à 1,99 €/L sur tous les carburants, autoroutes comprises, toute l'année.
L'aide de 50 € pour les gros rouleurs : ce qu'il faut faire
L'indemnité carburant pour les travailleurs « grands rouleurs » a été officialisée par décret le 30 avril, publié au Journal officiel le 2 mai. Le montant : un forfait unique de 50 € par véhicule, censé compenser une vingtaine de centimes par litre sur trois mois de consommation moyenne.
Pour y avoir droit, il faut cocher toutes les cases :
- Être domicilié fiscalement en France et avoir au moins 16 ans au 31 décembre 2024
- Avoir déclaré des revenus d'activité (salaires, BIC, BNC, BA — pas de chômage ni retraite)
- Revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 880 €
- Utiliser un véhicule personnel pour un trajet domicile-travail de plus de 15 km, ou rouler plus de 8 000 km/an pour le boulot
- Pas de voiture de fonction ni de véhicule électrique
La demande s'ouvre le 27 mai 2026 sur impots.gouv.fr, dans votre espace personnel. Vous avez deux mois pour déposer le dossier : numéro fiscal, immatriculation, numéro de carte grise, et déclaration sur l'honneur sur les distances. Pas de justificatifs de revenus à fournir, l'administration se sert de votre déclaration 2025. Versement bancaire sous environ 10 jours après validation. Près de 3 millions de Français sont concernés.
Les arnaques qui explosent en ce moment
Soyons honnêtes : à chaque hausse des prix, les escrocs sortent du bois. Et là, ils s'en donnent à cœur joie. Trois pièges circulent activement et il faut les connaître avant de cliquer où que ce soit.
Le faux SMS « indemnité carburant ». Vous recevez un texto depuis un numéro en 07 vous annonçant qu'une aide de 50 ou 100 € vous attend, avec un lien à cliquer. C'est une arnaque pure. L'État n'envoie jamais de SMS pour annoncer une aide. La seule porte d'entrée légitime, c'est impots.gouv.fr, et uniquement à partir du 27 mai.
Les bons de carburant à 250 €. Une fausse promotion circule depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux, WhatsApp et par mail. Elle promet des bons utilisables en station, en échange de vos coordonnées bancaires « pour la livraison ». Aucune enseigne ne fait ce genre d'opération. Si c'est trop beau, c'est forcément faux.
Les pompes truquées. Plus rare mais signalée par les forces de l'ordre : des dispositifs en aluminium ou en ruban adhésif placés sur certaines pompes pour fausser le compteur ou capter vos données bancaires. Vérifiez toujours l'aspect du lecteur de carte avant d'insérer la vôtre, et privilégiez les paiements en caisse plutôt qu'à la pompe la nuit dans des stations isolées.
Prévisions : ça baisse quand ?
La réponse honnête : personne n'en sait rien, parce que tout dépend du détroit d'Ormuz. Ce passage maritime entre l'Iran et la péninsule arabique laisse transiter environ 20 % du pétrole mondial, et il est largement bloqué depuis fin février. Résultat : le baril de Brent est passé de 62 $ il y a un an à environ 101 $ ce 8 mai, avec un pic à 126 $ le 30 avril.
Trois scénarios sur la table :
- Détente rapide (cessez-le-feu durable, Ormuz rouvert) : le baril pourrait redescendre sous 90 $ et les prix à la pompe lâcher 10 à 15 centimes dans 4 à 8 semaines
- Statu quo qui dure : essences au-dessus de 2 €/L et gazole au-dessus de 2,10 €/L tout l'été
- Aggravation : à 150 $/baril, le SP95-E10 peut grimper à 2,39 €/L et le gazole frôler les 3 €/L
Côté gouvernement, aucune baisse de TVA ou de TICPE à l'horizon : Bercy invoque les contraintes budgétaires. Les seules manettes activées restent l'aide de 50 € et les contrôles dans les stations.
En attendant, le seul vrai pouvoir entre vos mains, c'est de comparer avant de faire le plein. Sur les moyennes nationales, on voit clairement les écarts régionaux. Lancez le comparateur pour repérer les pompes les moins chères près de chez vous, ça reste l'arme la plus efficace contre la flambée.