Nos données de 6 h 01 ce mercredi 4 novembre montrent que la détente se poursuit sur l’ensemble des carburants routiers, avec un mouvement particulièrement lisible sur le gazole. La moyenne nationale du diesel ressort à 2,262 €/L, contre 2,278 €/L sur le snapshot comparable de la veille, soit 1,6 centime de moins en vingt-quatre heures. L’E10 recule à 2,095 €/L et le SP98 à 2,213 €/L. Le signal national est donc orienté à la baisse, mais il reste très dispersé selon les territoires, les enseignes et la fraîcheur des déclarations.

En bref
  • Relevé du 4 novembre à 6 h 01 : 9 252 stations analysées dans notre tableau statistique.
  • Gazole : 2,262 €/L en moyenne, soit −0,016 €/L sur les snapshots comparables à 24 h.
  • SP95-E10 : 2,095 €/L ; SP98 : 2,213 €/L ; SP95 : 2,160 €/L.
  • E.Leclerc affiche 2,181 €/L de gazole en moyenne dans le classement enseignes, devant les Mousquetaires à 2,191 €/L et Cora à 2,195 €/L.
  • 784 stations sont signalées en rupture de gazole dans le dernier relevé ; la disponibilité doit être vérifiée séparément du prix.

Les six carburants : la baisse reste visible

Le gazole est le produit qui attire le plus l’attention depuis le début du mois, mais les essences reculent elles aussi. Entre les snapshots comparables de vingt-quatre heures, le SP95 passe de 2,173 à 2,160 €/L, le SP98 de 2,224 à 2,213 €/L et l’E10 de 2,105 à 2,095 €/L. L’E85 glisse de 0,907 à 0,905 €/L tandis que le GPL reste pratiquement stable autour de 1,072 €/L. Cette lecture sur vingt-quatre heures est la plus utile pour mesurer un mouvement : elle compare deux points de la même série, contrairement au petit indicateur de la page d’accueil qui peut s’appuyer sur un recalcul plus rapproché.

CarburantMoyenne 4 novembreÉvolution 24 h
Gazole2,262 €/L−0,016 €/L
SP952,160 €/L−0,013 €/L
SP95-E102,095 €/L−0,010 €/L
SP982,213 €/L−0,011 €/L
E850,905 €/L−0,002 €/L
GPL1,072 €/Lstable

Sur un plein de 50 litres, 1,6 centime de moins par litre représente 0,80 € d’écart entre les deux niveaux moyens du gazole. Ce calcul est volontairement simple : il mesure le mouvement national, pas une économie garantie dans une station donnée.

Angers en bas du classement, Metz parmi les plus chères

Le classement des villes disposant d’au moins cinq stations dans le panel illustre l’ampleur des écarts. Angers ressort à 2,170 €/L de gazole en moyenne sur dix stations, derrière Montauban à 2,153 €/L et Quimper à 2,166 €/L. À l’autre extrémité, Strasbourg atteint 2,400 €/L, Colmar 2,367 €/L, Paris 2,359 €/L et Metz 2,352 €/L. Une moyenne communale reste un indicateur de contexte : elle ne remplace pas la lecture des stations accessibles sur votre trajet.

Le même constat vaut à l’échelle départementale. Le Finistère et la Charente-Maritime ressortent à 2,212 €/L de gazole en moyenne, tandis que Paris atteint 2,356 €/L et la Lozère 2,333 €/L. Entre ces deux extrêmes départementaux, l’écart moyen atteint environ quatorze centimes par litre. Pour un automobiliste, la bonne décision consiste donc à partir de sa zone réelle de déplacement, puis à comparer les stations autour de son trajet plutôt qu’à viser un record national inaccessible.

Enseignes et ruptures : deux filtres à regarder ensemble

Le classement par enseigne place E.Leclerc à 2,181 €/L de gazole sur 739 stations, devant le Groupement des Mousquetaires à 2,191 €/L et Cora à 2,195 €/L. Ces chiffres montrent un positionnement moyen, pas un prix uniforme. Une station d’une enseigne bien classée peut être plus chère localement qu’un concurrent situé à quelques kilomètres, et l’ordre peut changer pour l’E10, le SP98 ou l’E85.

La disponibilité est l’autre filtre indispensable. Notre relevé signale 784 ruptures temporaires de gazole, 826 de SP95, 1 547 de SP98, 1 010 d’E10, 681 d’E85 et 550 de GPL. Le SP98 reste donc nettement plus touché en proportion. Avant de partir, il faut vérifier séparément le prix, la date de déclaration et l’état de disponibilité. La page statistiques permet de suivre ces indicateurs nationaux, puis le comparateur affine la recherche station par station.

La baisse de novembre reste progressive

La baisse actuelle du gazole intervient dans le contexte de la libération de 10 millions de barils issus des stocks stratégiques. Le Gouvernement indique que l’avantage doit être répercuté intégralement jusqu’au consommateur, mais la baisse apparaît progressivement selon le renouvellement des cuves et les circuits de distribution. Nos données confirment cette dispersion : on trouve encore des stations très au-dessus de la moyenne alors que d’autres sont déjà proches ou sous 2,20 €/L.

Cette progressivité impose une lecture prudente. Le prix moyen national mesure une tendance agrégée ; le prix que paie réellement un conducteur dépend du réseau, de la localisation, du carburant et de la date de dernière mise à jour. Les contrôles annoncés par la DGCCRF visent précisément à vérifier la répercussion de l’avantage. Pour l’automobiliste, l’action la plus utile reste de comparer juste avant le déplacement plutôt que de conserver une capture d’écran du matin.

Où faire le plein moins cher ce mercredi 4 novembre ?

Les prix du carburant varient encore fortement selon les stations et les secteurs. Retrouvez nos cinq comparatifs locaux du mercredi 4 novembre 2026 pour repérer les tarifs à contrôler avant de partir.

Ce mercredi 4 novembre confirme donc une nouvelle baisse du gazole et un recul plus modéré des essences. Nos données nationales donnent la direction, mais l’écart entre stations reste suffisamment important pour justifier une recherche locale. Vérifiez le prix exact, sa fraîcheur et la disponibilité du produit avant de faire le plein.